1. Qualifier précisément la violation
Une inexécution de paiement, un retard de remise, une omission d’enregistrement ou une malfaçon ne produisent pas les mêmes effets. Il faut établir l’obligation contractuelle, son échéance, les notifications requises et les clauses de prorogation.
La loi sur les recours contractuels permet selon le cas l’exécution, la résolution et des dommages-intérêts, sous les conditions propres à chaque voie. Une résiliation hâtive peut elle-même devenir litigieuse.
2. Préserver la preuve
Réunir le contrat et ses annexes, l’extrait du registre, les justificatifs de paiement, les plans, les correspondances et un calendrier daté. Un expert technique doit constater les défauts matériels avant les travaux correctifs lorsque cela est possible.
Les échanges oraux ne remplacent pas une notification écrite. L’état des lieux et les photographies sont utiles mais doivent être reliés à des constatations et aux documents contractuels.
3. Protéger la situation pendant le litige
Si la propriété risque d’être cédée ou grevée, il faut vérifier sans délai les inscriptions et évaluer une mesure conservatoire. Une הערת אזהרה, quand ses conditions sont réunies, protège l’engagement de vente mais n’achève pas le transfert de propriété.
Le tribunal peut être saisi en urgence selon la nature du risque et les règles procédurales. Il faut démontrer un droit apparent, l’urgence et la proportionnalité de la mesure sollicitée.
4. Mettre en demeure et choisir la procédure
Une mise en demeure identifie les manquements, fixe une demande précise et réserve les droits. Le contrat peut prévoir arbitrage, médiation ou compétence judiciaire; la validité et la portée de la clause doivent être vérifiées.
Le montant réclamé doit être étayé : indemnité contractuelle, loyers de remplacement, frais de réparation et autres pertes prouvées ne se cumulent pas automatiquement.
Ne pas interrompre un paiement contractuel ou déclarer la résolution sans analyser les clauses, la gravité du manquement et les conditions légales. Les délais et la preuve gouvernent souvent l’issue du litige.
